Historique du parc de la rivière du Moulin

 

Les premiers usages connus du territoire actuel du parc sont liés aux moulins à scie et à farine situés à l’extrémité nord du parc, près de l’embouchure de la rivière du Moulin.  La partie du parc aménagée de sentiers de plus en plus utilisée par les villégiateurs actuels est quant à elle davantage associée historiquement à la construction de l’Ermitage Saint-Georges des sœurs Augustines de la Miséricorde de Jésus (appelées également les Hospitalières).

Voici en quelques lignes l’historique du parc de la rivière du Moulin.

Sœurs Augustines (1941-1974)

On se doit d’abord de reconnaître le rôle important qu’a joué la congrégation des sœurs Augustines dans la création du parc de la rivière du Moulin.  En effet, le parc connaît en quelque sorte ses premières activités de villégiature en 1941, lorsque Mgr Georges-Arthur Melançon, évêque du diocèse de Chicoutimi, commanda la construction d’une habitation afin de fournir un lieu de repos et de recueillement aux sœurs Augustines qui assurent les soins aux malades de l’hôpital de Chicoutimi (aujourd’hui le Centre hospitalier de la Sagamie).  La petite habitation appelée l’Ermitage de Notre-Dame des Champs est construite sur les terres appartenant à la congrégation non loin de la rivière du Moulin près de l’actuel boulevard Université.

En 1946, en raison de l’inadéquation du premier ermitage, la construction d’un nouveau bâtiment, l’Ermitage Saint-Georges, nommé en l’honneur du prénom de l’évêque, est terminée.  La localisation choisie cette fois pour le bâtiment est le site de la portion du parc la plus achalandée aujourd’hui, près du quartier des Oiseaux.  Malheureusement, un incendie (d’origine inconnue) détruisit ce magnifique bâtiment en 1974.  Suite à cet événement, les sœurs Augustine vendent les terrains qui composeront une bonne partie du territoire du parc actuel. On peut encore apercevoir les vestiges de ce bâtiment de forte dimension près de la passerelle du parc qui surplombe la rivière en aval du barrage. Le chemin d’accès à cet ermitage à cette époque constitue aujourd’hui le sentier principal de la partie aménagée du parc.
 

Municipalité de Rivière-du-Moulin (1962-1972)

Vers 1962, l’ancienne municipalité de Rivière-du-Moulin, via la Commission des Loisirs de Rivière-du-Moulin, inaugurera l’achat de terrains le long de la rivière du Moulin, près de l’embouchure, pour des fins récréatives.  Malgré la construction d’un mur de gabion, le projet de création d’un jardin botanique et le projet de reconstruction du premier moulin à scie à l’embouchure, ce n’est qu’en 1970 que se concrétisera partiellement le projet de la municipalité avec l’inauguration du parc Peter Mcleod

Ensuite, vers 1972, les villes de Rivière-du-Moulin et de Chicoutimi s'associeront afin de développer en concert, l'aménagement de la rivière du Moulin. 
 

Municipalité de Chicoutimi (1972-2001)

En 1972, le comité du Tourisme de la Ville de Chicoutimi propose «Projet d’aménagement de la Rivière du Moulin» (sic) aux autorités de la municipalité, document dont le but immédiat est l’aménagement d’une voie d’accès à la rivière, la création d’un village souvenir et d’une école d’équitation sur le bord de la rivière du Moulin.  Ce grand projet d’équipements touristiques semble alors, d’abord et avant tout, destiné à l’usage de l’organisation du Carnaval-Souvenir de Chicoutimi.

En 1973, un projet d’aménagement de sentiers de ski de fonds est réalisé à l’aide d’un programme d’aide aux initiatives locales.  Ces pistes constituent encore aujourd’hui les principaux parcours de ski et de randonnée de la partie aménagée du parc.

De 1973 à 1980, pas moins de trois autres plans d’aménagement sont produits par la nouvelle municipalité de Chicoutimi (fusion des municipalités de Chicoutimi, de Rivière-du-Moulin, de Chicoutimi-Nord et de la Paroisse de Chicoutimi). S’en suit l’aménagement de sentiers, de clôtures, de bancs, de poubelles, d’aires d’entreposage pour des embarcations et d’un chalet d’accueil. Les aménagements sont concentrés dans le secteur sud du parc, partie occupée auparavant par l’Ermitage Saint-Georges et les premières pistes de ski de randonnée aménagées.

En juillet 1996, des pluies diluviennes s’abattent sur la région du Saguenay. Les inondations qui s’en suivirent causèrent des dommages considérables aux berges de la rivière du Moulin ainsi qu’à certaines installations du parc.  Le lit de la rivière est gravement modifié.

En 1997, un projet de plan directeur axé sur le potentiel de la forêt du parc urbain est présenté aux autorités municipales par l’Association forestière du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Parc contre, la plupart des aménagements prévus dans ce plan ne seront pas réalisés, étant donné les travaux d’urgence devenus nécessaires suite aux inondations de 1996.  Parmi les aménagements réalisés, notons l’installation de panneaux d’interprétation de la forêt le long des principaux sentiers et la construction d’une passerelle en aval du barrage du parc.
 

Ville de Saguenay (2001-aujourd’hui)

En 2004, le Comité d’aménagement et de développement du parc de la rivière du Moulin a été remis sur pied afin de déterminer les axes de développement à privilégier pour ce territoire. Ce comité de travail est composé de représentants du Comité de l’environnement de Chicoutimi, du Comité du bassin versant RIVAGE de la rivière du Moulin, des Verts-Boisés du Fjord, du Groupe Nature-Animée, de Vélo-Chicoutimi, du Comité des loisirs du quartier des Oiseaux, de citoyens utilisateurs du parc et de représentants municipaux. En 2005, un rapport préliminaire « Parc Rivière-du-Moulin, Vision stratégique de mise en valeur » produit par Le Groupe Leblond Bouchard est réalisé sous la supervision du comité.  Cette première démarche, avant de procéder à l’élaboration d’un plan directeur établit un diagnostic sur la situation actuelle et les prémisses d’une vision stratégique d’aménagement à court, moyen et long termes. 

En 2006, la firme Yves-Michel Garant Architecte Paysagiste reçoit le mandat de l’élaboration du plan directeur d’aménagement du parc de la rivière du Moulin qui sera mis en œuvre à partir de 2007.